Nicolas Dupont-Aignan était tôt ce matin au M.I.N de Rungis pour rencontrer les professionnels des filières "pêche’" et "fruits et légumes"
Nicolas Dupont-Aignan s’est rendu ce matin à 3h30 au M.I.N de Rungis accompagné de Jean-Pierre Enjalbert (tête de liste Ile-de-France de Debout la République) et de Dominique Mahé (deuxième de liste).
Au Pavillon de la Marée, ils ont rencontré les grossistes de la filière pêche. Sur les étals, des poissons en provenance d’Angleterre, de Norvège, du Chili et d’Afrique du Sud... Mais quasiment pas de pêche française. Interrogés sur cette absence, les grossistes ont apporté la réponse : "du fait des quotas imposés par Bruxelles, nous avons le choix entre acheter 500 kilos de cabillaud à 9 euros le kilo à un pêcheur français, ou 500 tonnes du même cabillaud à un pêcheur norvégien, qui le vend 3 euros le kilo, transport compris parce qu’il peut produire en grande quantité. Or si nous voulons être compétitifs, nous sommes obligés d’acheter le cabillaud aux Norvégiens...".
Constat identique au "Carreau des producteurs", où les petits producteurs d’Ile-de-France viennent vendre en direct leur fruits et légumes sans passer par les grossistes. Ici, la concurrence déloyale se présente sous plusieurs formes : que ce soit les milliers de tonnes de pommes ionisées (technique de conservation interdite en France) qui viennent de Chine et envahissent le marché français, ou les légumes espagnols, produits avec l’utilisation d’un insecticide chimique considéré comme non bio en France, mais qui disposent tout de même du label bio dans nos magasins (car l’insecticide en question entre dans la filière bio selon les normes en vigueur en Espagne).
Au cours de ces rencontres, Nicolas Dupont-Aignan a ainsi pu vérifier la pertinence de l’une des mesures phares du projet européen de Debout la République : l’urgence de mettre en place un protectionnisme européen pour taxer les produits importés qui ne respectent pas nos normes sociales et environnementales.


